On délaisse parfois ceux qui compte le plus dans nos vies. C'est humain après tout, mais à force de perdre de vue des choses, certains en deviennent aveugles. Leur train de vie ne contient plus autant de passagers, ils oublient ce qui a le plus d'importance, et se retrouvent seuls au terminus, le quai rempli d'inconnus souriants. Souvent, sous la pression du travail, ou des examens, on met de côté la famille, les amis, les passions qui nous animent, comme pour mieux gérer. On se prend souvent la tête pour des putains de futilités. On perd bêtement de vue un ami par négligence ou par fierté, on se brouille avec un pote pour des conneries qui, après coup, n'en valaient pas la peine, on perd l'attention qu'on doit à notre dulcinée ou à notre famille, parce que trop "occupé", trop "sous pression", ou pour une autre excuse totalement bidon. La valeur d'un compagnon de vie et son apport phénoménal nous fournissent une force qui dépasse de loin l'importance de disputes, ou de tourments personnels. Les faits sont là mon ami. En vérité, les proches sont des poids, qui nous rendent pourtant plus légers. Il faut savoir garder le sens des priorités, et prendre le temps pour ce qui compte réellement. Le coeur doit contenir notre agenda. Il faut prendre soin de notre famille, s'amuser et se soutenir entre amis, et puis sans cesse s'investir pour celle qu'on aime, rien n'est plus important. Je suis pas parfait, tout l'monde le sait, mais j'ai au moins compris que les diplômes ou les bulletins de salaires ne gardent pas le souvenir que nous laissons. Les proches doivent être ce qu'il y a de moins éloigné parmi toutes nos préoccupations, parce que, lorsque la fin est proche, c'est toujours l'album photo qu'on rouvre. Comme l'a si bien dit Nas, il faut laisser suffisamment de souvenirs à ceux qu'on aime, pour qu'ils puissent, ensuite nous ressusciter